dimanche 28 septembre 2008

Fred Deux- La Halle Saint Pierre

Rare exposition de Fred Deux. Enfin! Le mieux c'est aussi de
l'écouter sur France Culture (émission à voix nue) lorsqu'il
raconte ses souvenirs d'enfance et sa rencontre avec le dessin.
D'un côté, il me fait penser à Henri Darger, sorte d'ascète du
dessin qui constitue une autobiographie formidable.

jeudi 8 novembre 2007

Petites écologies de l'intime

A l'occasion du festival Écosystèmes, j'ai fait de belles découvertes, en particulier au Pavillon avec les pièces d'Alexandra . On m'y emmène en navette à partir du théâtre "au fil de l'eau" où se déroule le vernissage de l'exposition ce jeudi 8 novembre. On me conduit donc dans une petite bâtisse. Au premier étage, une excroissance, sorte d'anneau qui traverse la bâtisse comme un piercing géant. Je sors pour voir jusqu'où elle va...Je me rend compte qu'elle forme un anneau parfait, sorte de trompe l'oeil urbain, qui n'a pas l'air réel et pourtant, il y a une structure métallique qui la supporte et elle est fabriquée en polystyrène recouvert de plâtre. Par la fenêtre, j'aperçois un banc rouge vif, sorte de mobilier d'intérieur placé dans un jardin...Ensuite une photographie de la façade de l'usine en face qui s'érige comme une évidence. Mais oui, CITROËN, c'est EROTIC....On inverse quelques lettres. En reprenant la navette, je regarde la grande façade métallique de Citroën...La bonne blague....


Exposition jusqu'au 30 novembre

-Le Pavillon, 18 rue du Congo, Métro Hoche
-Théâtre du fil de l'eau, 20 rue Delizy, Métro Eglise de Pantin


Arnaud des Pallières et "Disneyland"

Mardi 6 Novembre
J'assiste à la projection du film documentaire d'Arnaud des Pallières: Disneyland, mon vieux pays natal....Arrivant en cours de projection, j'ai un peu de mal à intégrer le procédé....Puis, je me prends vite au jeu de l'ethnologue qui découvre un pays lointain: Dysneyland, le pays des rêves. Au lieu d'un rêve, c'est un cauchemar éveillé que l'auteur nous livre de sa propre voix, sorte d'autofiction. Il nous parle de l'interprétation des images, qui pour chacun prennent un sens différent...D'ailleurs, pendant la conférence, il refuse de répondre aux questions sur le sens de son film. Figure t-il une analogie avec les camps? Rapport avec le général De Gaulle? Il a raison de ne pas se laisser prendre au jeu de l'unilatéralité. J'ai admiré la manière dont il nous offre son film pour qu'on se l'approprie...Même si il détourne la machine à rêve qu'est Dysneyland, il n'ironise pas, au contraire il transforme, transfigure et nous raconte à chaque fois une petite histoire à la manière d'un ethnologue du quotidien. Une voix off, la sienne, parfois retouchée pour éviter la monotonie. 46 min, je ne rien vu passer, j'étais dans le Disneyland de Des Pallières.

dimanche 4 novembre 2007

Jeune Création 2007 à la Bellevilloise

Un lieu atypique sur deux étages pour un vivier de jeunes artistes...
Le moins que l'on puisse dire c'est que la peinture y est mal représentée! Accrochage classique ou mauvaise peinture...Bref, à part cette déception, il y a de belles idées très poétiques...
Notamment qui jouent avec le procédé de greffe ou d'assemblage.
Par exemple, une cabane en
plastique avec des excroissance en pâte à modeler, ou encore cette vitrine animée avec des accouplements grotesques de jouets et d'objets.



J'ai surtout aimé les apostrophes de l'exposition, clins d'oeil minimaliste mais qui font leur effet.
La bouteille de lait qui s'anime, tout simple mais bien présente malgré sa taille, les dessins de
Tae-Gon Kim, le sablier interactif de atsunobu kohira, les délicates silhouettes en papier de Cécile Belmont, et l'intervention mystère dans l'escalier!

Tae-Gon Kim

intervention mystère sur le mur de l'escalier

Cécile Belmont, silhouettes en papier sur mur

Interaction sonore d'Atsunobu Kohira

Dans la première pièce de l'exposition, une installation du collectif Hop là! ça me rappelle l'installation de Trisha Brown à la Biennale de Venise...L'objet s'anime sous la forme d'une performance dansée, envahie par des corps qui bougent dans et à travers l'oeuvre.




Trisha Brown, Biennale de Venise 2007


19-21 rue Boyer 75020 Paris M°Gambetta
Du 2 au 11 Novembre 2007
De 10h à 20h lundi/mardi/mercredi/jeudi/dimanche
De 12h à 22h vendredi/samedi
Entrée: 3 euros
Contact: 06 73 06 39 78

lundi 15 octobre 2007

The Third Mind-Palais de Tokyo

Parcours intuitif ou mauvais accrochage? De cette déambulation hagarde, je retiens l'oeuvre de la médium Emma Kunz dictée par le tracé du pendule et les masques tortures en cuir de Nancy Grossman. On cherche l'endroit, l'envers de l'expo...
L'accrochage ne mène nul part en particulier. Sans le savoir, on passe à côté d'une installation de Warhol...

Et alors? Pas grand chose finalement...

Catharina Van Eetvelde-galerie Anne Barrault


Une exposition marquante, qui mêle dessins en mouvement et graphisme. Catharina Van Eetvelde élabore une écriture télégraphique, sorte de langage dessiné par pulsations, rythmes... On peut y voir son nouveau film d'animation Glu. Économie du trait mais efficacité dans le rythme soutenu qu'elle nous impose, parole débitée-dessinée en perpétuel mouvement ...

mercredi 10 octobre 2007

Mark Lewis-galerie Serge Le Borgne

Oeuvre photographique où le spectateur tourne autour de l'image, change de point de vue en écho à une série de vidéo de l'artiste qui esquisse de lents mouvements de caméra. Travelling, zoom et incrustation rapellent déjà des procédés cinématographiques.

Chiho Aoshima-galerie Emmanuel Perrotin


Dans la lignée de Murakami, son travail est inspiré des dessins traditionnels et des mangas. Choc des cultures où le traditionnel et le contemporain s'entremêlent avec une série d'estampes japonaises ou de tableaux sur plexiglass.


www.galerieperrotin.com

Emilie Benoist- galerie Eva Hober



Cellula Phantastica. Formes évolutives en mal d'espace qui se déploient dans un lieu restreint. Dessins à l'encre et au crayon dans le même esprit.
"Sors de ton sommeil. Nous sommes la matière dont sont faits les rêves." Shakespeare- la tempête




Barnaby Hosking-Galerie Almine Rech

La première pièce sur laquelle je tombe c'est une vidéo de la construction d'un corps en argile qui fait face à l'oeuvre finie. Bon...ça mérite que je m'interesse plus à cet artiste pour voir vers quoi ça mène.

Gregor Hildebrandt- galerie Almine Rech


Gregor Hildebrandt utilise comme matière première bandes magnétiques, cassettes audio, vynils etc...A priori, travail sur le composition, la série...Je n'arrive pas trop à m'attarder sur une oeuvre en particulier, bref, je monte le premier étage pour voir le travail de Barnaby Hosking qui nourrira plus ma curiosité.

Gabriel Orozco-galerie Chantal Crousel


Une constante de l'empreinte, celle d'un corps abstrait, absent, qui se déploie de manière mécanique...
L'empreinte est toujours là dans ses sculptures, résidus du corps. Je pense à Souffle de Penone. Visage déposé dans un coin, comme une offrande. Cadeau de l'artiste à la galeriste. Le geste devient oeuvre.

www.crousel.com

Regina Virserius-galerie Eric Dupont

Les plis de la terre. Rapport au corps bien sûr, sans détour, sans vraiment de subtilité. Photographies placardées sous verre, cellées, inaccessibles. Je m'y attarde un instant mais rien ne me retient, un petit air de déjà vu...
www.eric-dupont.com

Wang Du-galerie Laurent Godin

Encore une fois Wang Du nous fait le coup de l'accumulation...On se rapelle tous le Palais de Tokyo, inondé, bombardé d'images de presse pendant la Wang Du Parade. Et bien c'est un peu près ça...La matèrialisation de l'image en tant qu'objet, colonne, papier peint et enfin scultpture. J'avoues que vu le contexte dans lequel nous évoluons, cette oeuvre me touche moins. C'est une nouvelle tonne d'image à digérer..Pour ma part, ça vire à l'indigestion

Jean Michel Alberola- galerie Templon


Quand on pense à Alberola, on pense surtout peinture...
Alberola va plus loin dans sa démarche, il érige le mot en slogan, la ligne en lumière, et le dessin en installation...Jeu de mots, apostrophe et slogans sont illuminés. Avant lui, Nauman, Flavin ont exploré cette voie du néon...

Saint Clair Cemin- Galerie Daniel Templon

Série de sculptures imitant des formes organiques, évolutives. Cemin utilise pourtant un matèriau peu maléable, le métal avec une facture très industriel. De ce côté là, la finition est impeccable, les objets s'enchevetrent, coincident et résonnent. Le travail avec la terre se prête à un corps à corps avec la matière, presque fusionnel, qui se détache du métal, lui plutôt froid et rigide.


www.danieltemplon.com




mardi 18 septembre 2007

soirée vidéo à dorothy's gallery






soirée projection débat autour du "je" filmé

Le Mardi 25 septembre à 20h30

dorothy’s gallery souhaite poursuivre son engagement
en faveur de la jeune création en proposant au public, une
fois par mois, une projection vidéo afin d’entamer un dialogue
entre les artistes et le public.

L’objectif est de rendre visible le processus de création et
de rechercheà travers des discussions et rencontres avec de
jeunes artistes.
Au travers de l’autoportrait, la mise en scène et la performance,
les artistes invités nousproposent à chaque fois un nouveau
regard sur le « Je ».

Artistes invités :

Delphine Colin, Claudine Bes,
Stéphane Lamy-Rousseau, Florence Babin,
Wldrey Vasquez et Jonas Euvremer.

dorothy’s gallery
27 rue Keller, 75011 Paris
Métro Bastille/ 01 43 57 08 51


mardi 28 août 2007

Kara Walker au Musée d'Art Moderne

Aujourd'hui, en passant par la galerie RX, j'ai en ai profité pour aller voir l'exposition Kara Walker au Musée d'Art Moderne.
"Mon ennemi, mon frère, mon bourreau, mon amour" retrace l'Histoire de l'esclavage avec beaucoup de sarcasme. Les silhouettes tout droit sorties d'un conte de fées revèlent pourtant un côté grinçant et cynique. Scènes de violence dissimulées, abus sexuels camouflés. On s'étonne soi-même à découvrir autant de perversité dans un simple jeu d'ombres.


dimanche 12 août 2007

Re: Re: inter...elarénég,

Re: Re: inter...elarénég, exposition collective à la Générale des Arts
Une exposition presque confidentielle par ce mois d'août...Bref, les photos en diront plus

Avec Sung-Eun Chang, Mirai Jeon, Atsunobu Kohira, Arnika Muell, et You-Kyeong Oh

Installations de cubes en papiers qui oscillent legèrement sous l'impulsion du ventilateur




Posts-it sur lesquels on a inscrit le mot "rien" et qui recouvrent une pièce entière

Nicole Eisenman au Plateau



Le Plateau c'est le Frac Île de France, lieu d'art contemporain sans demi mesure...

En ce moment et jusqu'au 19 août, on peut y découvrir les peintures de Nicole Eisenman.










C'est avant tout un travail de peinture, (souvent inégal), qui oscille entre le shamolow mou et une peinture baroque d'une grande finesse. Quoi qu'il en soit, il y a des choses à voir, déjà: un work in progress...dans l'atelier, comme si on y était.




Mais ce sont surtout des peintures chargées en sadisme et en cruauté qui sont particulièrement jubilatoires pour ceux qui aiment cette humour là...C'est mon cas...